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Tuesday, December 22, 2009

La femme la plus puissante des Etats-Unis: Nancy Pelosi

La femme la plus puissante des Etats-Unis est aussi celle qui tient maintenant le destin de la réforme santé américaine sur laquelle Max Baucus avait commence à travailler il y a deux ans maintenant, entre ses mains. La réforme qui s'appelait HR3590 au congrès vient de passer la derniere étape au sénat et doit maintenant passer la "fusion" avec la version de la chambre (qui à la base considerait l'absence d'option publique comme rédhibitoire).



Nancy Pelosi est la porte parole de la chambre. Une rumeur circule à la Maison Blanche selon laquelle elle ne mange et ne dort jamais ! Largement majoritaires à la chambre ses succès parlent d’eux-mêmes. Cette femme, est tellement douée que si la politique avait un visage, ce serait celui de Nancy. Imbattable en termes de maitrise du processus législatif et de compréhension de la politique américaine, elle est très "pro" et, contrairement à ses acolytes, elle garde toujours la tête froide, ne laisse jamais la passion prendre le dessus, garde toujours les choses dans leur contexte, et prend le processus législatif et ses lourdeurs avec la philosophie du « chaque chose en son temps ».



Son intégrité et le travail qu'elle fournit n'ont pas d'égal. Le mois dernier, elle a réussi à faire passer la proposition de réforme sociale à la chambre des représentants.
Elle n'a tellement pas froid aux yeux qu'elle n'a pas hésité, dans le cadre du processus législatif, à inviter des associations anti-avortement catholiques très virulentes (y compris des évêques) et à les faire asseoir aux mêmes tables que des libéraux pour essayer de trouver un commun accord !

Petit retour en arriere sur son élection comme porte parole de la Chambre en 2007: Nancy Pelosi devient la 60ème « speaker of the house »



La vidéo ci-dessous montre entre autre, le président de l'époque Mr. Georges W. Bush, qui l'appelle pour la féliciter en disant "Madame Speaker". Malheureusement, si j'ai bien compris, cette vidéo ne peut etre visionnée depuis la France :(



La même année, les démocrates ont pris le contrôle de la chambre par la même occasion et cela pour la première fois en douze ans. Il y avait ainsi seize femmes au senat et 71 a la chambre (dont l'une est a la tete de celle-ci) Elle est devenue la femme la plus haut placée dans l'histoire de la politique américaine. Avant de devenir la « speaker of the house », elle avait représenté le 5eme « district congrestionnel » comme on le dit aux Etats-Unis, et ce dernier inclut San Francisco. Eh oui! Elle est californienne (mon état). Alors les détracteurs et les humouristes n’ont pas hésité a la traiter de "hippie" bien sur ou à suggérer qu’elle allait faire passer des lois un peu trop libérales au niveau des mœurs (à l’image de San Francisco qui sert de maison à une massive communauté gaie).

What's next? Quelle est la prochaine étape pour la réforme sociale?

Il faut maintenant repasser par la chambre des représentants en Janvier. Il n'y aura pas de proposition de réforme avant que celle-ci ne soit fusionnée avec la chambre. mais vu le degré de compétence, la résistance et la ténacité de notre porte parole à la chambre Nancy Pelosi, je sens qu’on va trouver une solution comme cela avait été fait le mois dernier lors du premier passage à la chambre des représentants. Je pense qu’elle est prête à revenir sur le fait que la chambre avait fait de l’option publique quelque chose de rédhibitoire. A priori, le seul risque est maintenant la menace du clan Stupak, qui, on le sait déjà, pourrait obtenir de plus grandes restrictions sur l’avortement que la version du sénat.

Et Barack Obama?



Respectueux du travail de ses sènateurs qui ne comptent plus les heures et les nuits blanches passées à la Maison Blanche depuis longtemps, Obama avait repoussé ses vacances à Hawaï avec sa famille pour etre à leurs cotés pendant la dernière ligne droite de la cacophonie legislative et politique de la réforme sociale. Il a également rendu visite à des enfants dans le Nord de l'état de Washington et leur a lu un comte de Noël. Il s'agit de "The Polar Express", "Le Pôle Express", une histoire adaptée au cinéma dans un film de Tom Hanks en 2004.

Aujourd'hui donc, il va normalement etre en route pour Hawaï. Joyeuses fêtes!

Monday, December 21, 2009

Où s'arrête le mauvais esprit des républicains au sénat américain? réponse: nulle part

Pour une mise à jour plus récente:
c'est par ici.

Voilà un passage (imminent) pour la réforme santé au sénat qui représente une défaite républicaine aussi savoureuse que de voir les italiens perdre au foot!

Cette nuit a eu lieu au sénat américain un deuxième vote en faveur de la réforme sociale américaine nécessitant lui-aussi 60 voix. Le prochain vote devrait avoir lieu d'ici Noël (ou le soir de Noël), et ne sera normalement qu’une formalité puisque seulement la majorité (50 voix), sera requise. Autant dire que pour le sénat, c’est gagné! Il faudra ensuite repasser par la chambre des représentants en Janvier.

A Copenhague, la semaine dernière, Barack Obama expliquait qu'il était impossible de satisfaire tous les partis/pays, et appelait à « conclure un accord, même «imparfait» ». Le parallèle avec le débat sur la réforme sociale américaine est incontestable. On vit dans un pays et dans des temps où le passage d’une mesure substantielle est rendue impossible par le jeu politique, le processus législatif et souvent aussi les media. C’est cela, malheureusement, la politique!

Le mois dernier, Laurent Fabius avait commenté en France sur l’épisode Vincent Peillon en disant que c’était du niveau « y m’a pris ma gomme ! ». Et bien on peut dire la même chose du comportement des républicains au sénat ces deux derniers mois. Ils nous ont apporté la preuve flagrante de leur refus catégorique de coopérer. Summum du premier degré, les tactiques républicaines ont consisté au cours de ces derniers mois, à tout boycotter. C'est-à-dire que les 40 républicains du sénat ont refuse ne serait-ce que de considérer la reforme. Tout simplement. Ca s'appelle un « filibuster ».

Le Jeudi 17 Décembre, après le faux espoir du 16 j'ai complètement craqué. J'ai écrit un message électronique à Olympia Snowe, sénateur du Maine républicaine modérée qui avait été la seule de son camp à voter en faveur de la réforme à la commission de finances du sénat. J'avais alors écrit un billet impulsif intitulé « J'te kiffe Olympia Snowe » (j'avais prévenu que c'était impulsif). Jeudi, j'étais impulsive également mais dans l’autre sens. J’étais en colère et je lui ai demandé pourquoi elle nous abandonnait et en quoi cela ne la dérangeait pas de savoir qu'elle et ses collègues allaient avoir la mort de nombreuses personnes sur la conscience dans les décennies à venir.

Au début, j’avais donné le bénéfice du doute au camp républicain, parce que c'est un fait: de nouvelles mesures fiscales pesant lourdement sur tout le monde pourraient avoir des conséquences catastrophiques. Mais au fil du débat, il est apparu clairement que nous étions en présence d'éléments qui plaçaient leur orgueil et leur phobie d'une victoire de l'autre camp au dessus de tout.

Ils ne se sont pas contentés d’annoncer un « filibuster » pour la réforme sociale ; cela a été le même cas de figure pour le vote sur l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan! Quand j'ai entendu cela, je me suis dit que cette mentalité de mauvais perdants qui ne supportent pas de ne pas représenter la majorité au sénat et à la chambre avait décidément atteint des sommets! Voici des sénateurs qui n'ont pas hésité à voter en faveur de la guerre en Iraq il y a quelques années lorsque la décision émanait de George W. Bush et de leur camp, et qu'il planait un doute sur l'existence d'armes de destruction massive, mais pour ce qui est d'envoyer du renfort en Afghanistan aujourd'hui, ils votent non! Je ne sais même pas pourquoi je dignifie leur position en en parlant sur mon blog. Ils sont tellement en désaccord avec eux-mêmes que je n'ai même pas de mot pour le retranscrire correctement.

Ils ont, pour beaucoup, détesté la façon dont ils avaient soit disant été écartés du débat et ne l’ont pas digéré. Ils sont incapables de mettre de coté leur égo et leur esprit de compétition pour des causes ayant trait à leur pays. Ils n'ont rien à faire dans une fonction politique. Oui, nombreux sont ceux, au sénat, qui n'y méritent pas leur place. Ils en sont allés jusqu'à oublier l’essence même de la politique, et la raison pour laquelle ils ont été élus : pour représenter l’intérêt du peuple. C'est extrêmement grave.

Et juste au moment où je commençais à être convaincue qu’il était impossible qu’ils aillent plus loin ces sénateurs républicains! Me voilà encore une fois rebutée : hier, alors que le soir allait se dérouler au sénat le deuxième vote de ce laborieux processus législatif, Tom Coburn, sénateur d’Oklahoma et membre du « C Street Christian Bible group », un groupe chrétien de sa région, vient de faire un discours suggérant que le peuple doit prier pour que l’un des 60 sénateurs en faveur de la réforme sociale ne puisse pas se déplacer pour le vote de ce soir ! Je n’exagère même pas, pour preuve, cette vidéo:



Juste pour préciser quand même: en anglais "not to make it" a une connotation bien plus forte que le "ne pas pouvoir se déplacer" du français. Cela suggère que l'une des éventualités est d'avoir un accident et d'être blessé jusqu'à être immobilisé ou de mourir. Je vous jure que je n'en rajoute pas!

Alors que l’on sait que d’ici la nuit du 24 Décembre aura lieu le dernier vote au sénat (qui, celui-là, ne nécessitera cette fois que la majorité, tout simplement, c'est-à-dire 50 votes), quelle sera la prochaine étape pour ce camp républicain ? Une massive « Tea Party » aux portes du sénat le soir de Noël?

Sunday, December 20, 2009

Le passage de la réforme sociale américaine au sénat: "You can't always get what you want"

Pour la deuxième fois depuis le début de ma vie aux Etats-Unis, j'ai assisté à un moment historique. Un président américain ne voit en moyenne que 50% de ses réformes passer au Sénat. On sait que le dossier de la réforme sociale a été particulièrement houleux. Sept présidents dans l'histoire des Etats-Unis ont tenté de reformer le système et dans l'histoire récente, ils ont, jusqu'à aujourd'hui, tous échoué l'un après l'autre y compris Clinton.

Si il n'a pas de baguette magique pour faire disparaître le lobbyisme américain du jour au lendemain, Barack Obama vient de remporter ce soir une victoire de taille contre ce dernier. Il avait fait un discours il y a deux mois dénonçant sévèrement le pouvoir des lobbies d'assurance santé qui reste l'un de mes discours préférés de l'histoire de ce débat. Pour le voir, c'est par ici.



Voilà un débat qui nous aura bien tenu en haleine, et qui aura couté beaucoup d'argent au contribuable, et beaucoup de nuits blanches et « d'heures sup » à nos chers sénateurs! Même l'AFP, l'une des rares sources d'info qui reste toujours professionnelle et remarquablement neutre, a employé dans une dépêche la semaine dernière le terme connoté de "théâtre politique".

Outre le flagrant mauvais esprit du camp républicain qui a fait preuve d'un sectarisme et d'un « partisanship » sans nuance, nous avons reçu en pleine face la preuve flagrante que ce système du sénat américain a bien des limites. J'ai perdu espoir de nombreuses fois et j'ai eu très peur.

Beaucoup de sénateurs américains rêvent d’être un jour dans la position dans laquelle Ben Nelson s'est trouvé dans ce débat (la même que ce qui a été celle de Joe Lieberman pendant de nombreuses semaines). Cette position, c’est une position où tout dépend de vous, où il n'y a plus la moindre limite à la pression que vous pouvez exercer, où vous pouvez faire basculer le résultat et où les « spotlights » politique et médiatique vous sont garantis. Nous avons assisté à une situation dans laquelle, un sénateur a eu entre ses mains le destin de la santé de millions d’américains. Et on a eu très chaud!

Dans cette vidéo, des réactions de la presse qualifiant Lieberman (sénateur indépendant du Connecticut) d'homme « le plus détesté des Etats-Unis ». Keith Olbermann, l'une de mes personnalités télévisuelles préférés le qualifie de « senatorial prostitute » (prostitué du sénat)!



Lieberman, Ben Nelson et l'exception « nebraskaise »

Les démocrates ont concédé compromis après compromis mais ce n'était jamais assez! Je suis particulierement déçue sur le fait que l'élimination de la loi antitrust bénéficiant aux assurances privées a été abandonnée, mais soyons lucide, le fait qu’une réforme sociale réunisse les 60 votes nécessaires tient du miracle.

Voici un récapitulatif des dernières étapes de ces deux dernières semaines, déclarations officielles ou parfois fuites. Je ne parle pas de tous les amendements car il y en a eu beaucoup. J'ai eu tort de suivre cela d'aussi près dans une certaine mesure, car la plupart des amendements ne passent pas et c'est déprimant. Mais voici les étapes essentielles de ces négociations très corsées et de ce fiasco législatif.

10/12 : Il est définitivement question de retirer l'option publique du tableau.

11/12/2009 : Il est question de remplacer l’option publique en étendant l’accès au Medicare, normalement réservé au personnes agees, avec un projet de le rendre accessible à partir de 55 ans. Cela a fait crier beaucoup de membres du sénat parce que la mesure telle qu'elle était présentée pénaliserait les docteurs qui payeraient d'avantage de leur poche.

11/12 : On parle d'un amendement de taille qui limiterait les profits des assurances santé. Aujourd’hui, les assurances privées gardent 27% de l’argent qui rentre, mais avec cet amendement, les assurances n’auront le droit d’en garder que 10% et seront tenues d’en dépenser 90% sur les services médicaux.

11/12 : Je me souvient que ce jour-la, je m'étais dit que l’avortement n'était (heureusement) plus au centre du débat. J'avais bien tort.

15/12 : Au nom du compromis politique, et sous la pression de Joe Lieberman, le projet d’expansion du Medicare est abandonné par les démocrates. Barack Obama fait un discours affirmant qu'il est « cautiously optimistic » (prudemment optimiste). Il devient question de passer la réforme au sénat d’ici Noël.

16/12 : Tout a l'air bien parti. On attendait le verdict du CBO (Congressional Budget Office), mais Lieberman rejette la proposition d'expansion du Medicare. On en est toujours à 59 voix au lieu de 60.

Sanders propose un amendement d'expansion à l'accès au Medicare à tous. Invoquant son droit en tant que senateur (et en abusant), Tom Coburn impose la laborieuse lecture de l'amendement de plus de 700 pages. L'amendement est abandonné.

17/12 : L’avortement revient dévier le débat. Ben Nelson aurait déclaré que la réforme n’a toujours pas son vote parce qu’il lui manque plus de précision sur le concept de financement de l’avortement par des assurances subventionnées par l'état. J’en avais déjà parlé avec l’amendement Stupak à la Chambre le mois dernier.

19/12: Ben Nelson annonce qu'au regard des derniers compromis sur le financement de l'avortement, il est prêt à voter en faveur de la réforme sociale. Un compromis de taille a été fait pour lui, c'est une défaite pour les démocrates mais aussi pour le fédéralisme apparemment car il s'agirait en gros d'une exception « nebraskaise ». Certains éléments de la réforme ne vont tout simplement, pas s'appliquer au Nebraska ou alors le Nebraska recevrait des subventions spéciales! Techniquement, c'est une honte pour la démocratie dans un cadre fédéral. Mais on a normalement nos 60 votes. C'est l'essentiel!


La plus grande victoire de cette réforme, c'est le contrôle poussé mis en place sur la façon dont les compagnies d'assurance dépenseront dorénavant l'argent rentrant. Avec cette proposition, elles seront tenues de reinjecter 85% de cet argent pour payer pour les soins medicaux des clients. C'est l'élément le plus radical de cette proposition. Quant à l'option publique, j’avais dit depuis le début que cette réforme n’avait (malheureusement) aucune chance de passer si elle en faisait partie (et j’aurais nettement préféré avoir tort), mais cette version de la réforme sociale met tout de même fin aux pratiques discriminatoires des assurances santé qui refusent tous les jours une couverture selon des critères injustes. J'ai un collègue de bureau qui s'est vu proposer des tarifs exorbitants parce qu'il est asthmatique, et un autre qui, du temps ou il ne travaillait pas, a renoncé à chercher une assurance santé sachant qu'il serait refusé à cause de son poids.

"You can't always get what you want" disait Mick Jagger. Il faut prendre ce que l'on peut, surtout quand il y va de la vie de millions d'américains. On peut toujours continuer à se battre pour le reste plus tard (des sénateurs comme Sanders n'ont a mon avis pas dit leur dernier mot) au lieu de tout vouloir tout de suite. Ca s'appelle être conciliant. Ca s'appelle aussi être adulte.

Carla Bruni: Une première dame “Marketing”?

La femme de Sarkozy et première dame de France Carla Bruni pourrait-elle avoir une fonction marketing?

Loin de nous cette idée ! Son récent « Sept a huit » il y a une semaine avec Harry Roselmack n’était rien d’autre que spontanéité, innocence et sincérité sans faille, qui pourrait en douter ?

Il semblerait que c’est le cas d’un humoriste sur France Inter. Eh non ! Ce n’est pas Stéphane Guillon ! c’est….Didier Porte. Alors voici un petite pause humoristique (en attendant le verdict du Sénat américain sur la réforme santé qui sera voté ce dimanche soir à minuit)


Carlita Porte à droite
Uploaded by franceinter.

J’ai trouvé qu’il avait vraiment bien traité du sujet, et tapé dans le mille ! Et comme on a eu une semaine éprouvante, un peu d’humour ne fait vraiment pas de mal.

La vidéo de Sept à Huit c'est par ici. Vers 9 minutes 45, elle dit "Je suis une femme fatale mon vieux!"

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Actu France.

J'ai beau essayer, je n'arrive vraiment pas à la trouver crédible quand elle dit « mon mari »!

Friday, December 18, 2009

Spécial Copenhague : Mais qu’est-ce que vous en attendiez exactement?

Sur Internet les gros titres s’en sont donné à cœur joie en cette journée de clôture du sommet de Copnehague (certains d’entre eux étaient sans doute déjà prêts avant même que la conférence ne commence !).

Contrairement à beaucoup, je ne suis pas déçue. En effet, je n’attendais, dans l’absolu, pas grand chose de Copenhague.

Je l’avais évoqué dans un billet du 7 Décembre :
« Les objectifs de réduction sur lesquels on va s’engager seront forcément insuffisants. »



L’engagement et la violence des manifestants venus du monde entier m'a émue (toute manifestation de passion et d'engagement me touche de toute façon de manière générale), mais je trouve qu’il y a beaucoup de naïveté ambiante. Je dirais même qu’il y en a qui croient encore au Père Noël. Il est assez incroyable que tant de gens aient vraiment cru qu’un sommet international rassemblant 192 nations pendant une semaine seulement allait permettre au monde de régler une crise comme cette crise climatique. Il y en a qui ont de bien candides opinions.

Si historiquement, le siècle dernier, ce genre de « sommets » ont pu parfois accomplir de grandes choses, Il ne s’agissait pas cette fois d’un accord de paix où il suffit d'une poignée de main en répondant par oui ou par non. Il est évident que le format de cet événement n'était pas un format adapté.

Nous vivons dans une époque où l'on peut communiquer, par téléphone ou par communications électroniques et se déplacer très vite partout (même si ce n'est pas très écolo). Il est évident que beaucoup peut se conclure sans déplacer tout le monde à grand renfort de jets privés (et financer des réunions, des concerts d'accueil et des vidéos de sensibilisation à gros budgets façon science fiction hollywoodienne pour faire sensation). Quoi qu'il en soit, il ne suffira jamais d'une semaine pour s'attaquer à un problème de cette ampleur ! Le combat écologique se mène tous les jours.

Il se mène dans les décisions individuelles quotidiennes, à l'échelle d’un foyer, mais aussi dans les décisions politiques des communes, des départements, des comtes, des régions, des états américains, des états fédéraux etc. Il faut avoir cette perspective dans toutes les décisions économiques, sociales, logistiques ou les décisions d'aménagement du territoire etc. On ne devrait absolument rien entreprendre aujourd'hui sans penser à l'environnement et à l'impact climatique et écologique de nos actes, à quelque échelle que ce soit.



Je vous laisse lire les titres à chaud de cet après-midi dans la presse virtuelle française et américaine (tous tirés de versions électroniques car en bonne écolo, je suis pour la dématérialisation):

Tout d'abord, la palme d'or du plus sobre revient au quotidien de San Francisco, ma ville :
Selon le San Francisco Chronicle:
« U.S. and 4 nations reach climate agreement »
Les USA et quatre autres pays aboutissent à un accord. (on peut difficilement faire plus neutre)

Washington Post (« Wapo » pour les intimes)
« World leaders reach deal on climate change”
Les leaders mondiaux aboutissent à un accord sur le changement climatique

D'après le LA Times
« Tentative deal reached to curb climate change »
Tentative d’accord pour inverser la tendance climatique

sur le NY Times
“Climate Deal Announced, but Falls Short of Expectations”
Un accord sur le climat qui déçoit par rapport aux objectifs est annoncé
(traduction imparfaite, mais traduire les nuances n'est vraiment pas évident)

Un accord « partiel "insuffisant" » selon le Monde en ligne et « «significatif» mais «insuffisant» » pour le Figaro.

Politico titre sarcastiquement: 'Meaningful' climate deal reached (accord ‘significatif’ avec de stratégiques guillemets)

Certains représentants du parti écolo ont dit qu'on aurait “flingué” Copenhague. Ils sont, pour beaucoup, j'en suis sure (ou je leur laisse le bénéfice du doute ce qui revient au même) de bonne foi, cependant, ils tombent dans le schéma politique de l'opposition. C'est à dire qu'ils incarnent la voix qui ne propose pas d'alternative, et sont symptomatiques d'un des fléaux en politique aujourd'hui: le fait que la plupart des acteurs ne proposent rien de concret, trop occupés qu'ils sont à être dans la réaction.

Il y a eu une vraie victoire à Copenhague, une victoire que les media trop occupes a critiquer, n'ont pas soulignée comme il se doit. Cette victoire, c’est la médiatisation à laquelle nous avons assisté, et avec elle l'indéniable sensibilisation des gens. On sait que l'on vit dans une époque où il faut accaparer les supports médiatiques et faire un minimum de bruit pour toucher qui que ce soit. Les gens sensibilisés restent sans doute une minorité dans chaque pays, mais je suis persuadée qu’elle a beaucoup augmenté en cette fin d'année 2009 grâce à ce sommet de Copenhague, et dans une mesure que l'on sous-estime sans doute. Ce n'est maintenant plus ringard, intello ou hippie d'être écolo. Cela devient la moindre des choses.

Toute victoire commence ainsi. Elle commence par les gens. « You have to be the change you want to see in the world » nous disait Ghandi (vous devez être/incarner le changement dont vous rêvez/dont vous voulez être témoin pour le monde).

Voici la page de l'EPA américaine (Environmental Protection Agency) qui communique sur ce qu'il est possible de faire quotidiennement. C'est une liste de 10 changements, et on nous encourage à en choisir 5 (au moins).

Thursday, December 17, 2009

Jean-Michel Apathie, la réforme sociale d'Obama et les sénateurs américains

Pour une mise à jour plus récente:
c'est par ici.

Jean-Michel Apathie a récemment écrit un billet de blog très juste (et a prolongé avec un coup de gueule dans le Grand Journal allant dans le même sens) sur l’absentéisme affligeant des sénateurs français. Ces derniers apparemment ne se déplacent pas pour des sessions traitant des questions aussi graves que le fait d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan. La faute notamment, a dit Jack Lang dans le Grand Journal, au cumul des mandats. Depuis on a entendu Miss Rachida Dati au Parlement Européen récemment se plaindre de devoir rester pour les cameras! (j'étais persuadée que sa carrière politique allait être cuite, mais apparemment pas, ce qui me fait perdre beaucoup de foi dans la démocratie!)



Quoi qu'il en soit, ce sont là des réalités scandaleuses et des insulte aux contribuables qui payent ces « sénateurs » et parlementaires européens qui feraient bien d'aller faire un stage chez leurs collègues d’outre-Atlantique.

On en est a plus de quinze jours consécutifs de législation sur la réforme sociale au sénat américain, et récemment, Claire McCaskill, sénatrice du Missouri, invitée de Chris Matthews sur MSNBC, a expliqué que ses collègues et elle n’avaient nullement l’intention de lâcher le morceau. Ils travaillent tard, travaillent les week-ends, ne voient pas leurs familles et en gros ils sont prêts à travailler à Noël si il le faut.



Et ils ont raison de s'apprêter à travailler de manière acharnée parce que nous ne sommes pas au bout de nos peines. Tout le monde a décroché devant les montagnes russes de cette saga de la réforme de santé américaine qui dure déjà depuis deux mois (voire plusieurs dizaines d'années en réalité). Le degré de détails dans les aspects de financement notamment en a intimidé plus d'un, y compris des sénateurs dont certains, j'en suis persuadée, ne comprennent pas l'intégralité du contenu des différents amendements et versions des reformes proposées.

Où en est-on? Pour résumer (pour ceux qui n’en ont toujours pas marre), : l'expression "la réforme sociale d'Obama", qui ne veut rien dire depuis longtemps, ne veut encore plus rien dire aujourd'hui. Obama est aujourd'hui à la merci complète des sénateurs.



Bien que cela soit loin d'être une excuse, cette photo témoigne de la réluctance importante à laquelle le sénateur du Nebraska Ben Nelson (qui nous prend la tête depuis le début, pardon pour ce dérapage mais ça fait du bien !), doit faire face dans son état. Il s'agit d'un état très anti-interventionnisme fédéral et anti-avortement, et si il se mettait à dos la masse, le sénateur Nelson pourrait y perdre son poste.



Je conclurai donc avec cette phrase de Dave Obey (House Appropriations Committee Chairman) prononcée chez Politico:
«When you're dealing with the Senate, it's a miracle if you can get anything done at all »

« Quand vous avez affaire au Senat, c'est un miracle si vous aboutissez à quoi que ce soit ».

Mais cela ne veut pas dire qu'il faut baisser les bras! On est si près du but!

Tuesday, December 15, 2009

Qu'attendre d'Obama à Copenhague? L'isolation c'est "sexy"

A onze mois de mandat, Obama était ce week-end à 47% d’approbation d'après un sondage Gallup, ce qui est beaucoup moins qu'il y a un an. Sans être confronté à une crise de cette ampleur Reagan, au début de son mandat, avait eu les mêmes problèmes, et la plupart des présidents voient en outre leur taux d'approbation chuter dans la première année de leur mandat. C’est vraiment des faux débats ces taux d’approbation.

L'isolation, c'est « sexy »

Dans un discours dans l'un des magasins de 'Home Depot', une chaine de bricolage géante aux Etats-Unis, Obama a aujourd'hui prôné une responsabilisation des propriétaires, fait un plaidoyer en faveur de l'isolation et sensiblisé sur la question du gaspillage d'énergie. Il a ajouté que « l'isolation c'est « sexy » » avec ce mélange d'audace, d'humour et de classe dont il a le secret, et a expliqué combien de petits détails peuvent changer la consommation d'énergie d'un foyer. Selon son discours, les logements construits le siècle dernier consomment 50% d'énergie en plus que les maisons construites plus récemment. »



Pour ceux qui n’ont pas encore la mesure des innombrables challenges avec lesquels Barack Obama doit jongler aux Etats-Unis depuis le début de son mandat, il suffit de regarder les dix derniers jours qu’il vient de passer. Son gouvernement a fait face la semaine dernière aux interrogations liées à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan qu’il a déclaré début Décembre, il soutient très activement le sénat qui travaille très dur pour que les négociations sur la réforme sociale aboutissent avant Noël (j’ai choisi de vous épargner les progressions détaillées qui changent tous les jours depuis dix jours mais j'y reviendrai bientôt), il est allé recevoir son prix Nobel de la paix à Oslo où les vautours médiatiques n'attendaient qu'une occasion de le descendre, il poursuivit dans la lancée d'un sommet initié pour une agressive création d’emplois, il a rencontré les banquiers lundi pour leur mettre la pression et les pousser à renvoyer l’ascenseur aux contribuables qui les ont sauvé de la faillite, et on sait que le reste de la semaine, il assistera à la fin du sommet de Copenhague. Ca nous change de W. Bush qui s’évadait régulièrement dans son ranch du Texas (même si techniquement un président peut (et devrait) travailler quel que soit l'endroit où il se trouve, même loin de la Maison Blanche.)

Nombreux sont les obstacles qui empêcheraient les Etats-Unis d'être un ultime leader dans le domaine du développement durable ou bien des questions écologiques aujourd'hui. Je le dis avec beaucoup de tristesse, mais le retard pris par les années W. Bush est de taille.

Ce qui est positif, c'est que l'on sait qu'Obama pousse agressivement la question environnementale à la Maison Blanche. Il y a au congrès des pourparlers sur d'éventuels moyens de responsabiliser les entreprises, et notamment celles qui représentent à elles seules 85 % des émissions de gaz à effet de serre. Ces pourparlers sont à un stade embryonnaire, et les grandes lignes restent à déterminer. Est-ce que l'on subventionne les entreprises qui font des efforts? Est-ce que l'on pénalise celles qui n'en font pas? Toute décision vraiment radicale devra passer par le sénat, et on voit à quel point c'est difficile avec la reforme de santé. Rien n'est gagné, mais cela n'en reste pas moins un pas dans la bonne direction.

L'autre pas dans la bonne direction est théorique et symbolique, mais non moins important. Juste à temps pour Copenhague, la cours suprême des Etats-Unis a renversé une décision prise par l'EPA, l'Environmental Protection Agency, en 2003. Cette dernière avait alors déclaré qu'il n'était pas de son ressort de limiter l'émission de gaz à effet de serre et qu'elle n'en avait pas les moyens. Il faut comprendre le système américain et le contexte de cette année succédant à huit ans de George W. Bush et au désastre de la position américaine aux accords de Kyoto, pour comprendre à quel point c'est une décision déterminante .

Monday, December 14, 2009

Spécial Copenhague: Mais qui sont donc ces "sceptiques du réchauffement climatique"?

Le réchauffement climatique est une réalité. Il est devenu impossible aujourd'hui de le nier. Bien que certains le fassent encore, la majorité des « sceptiques » actuellement ne le sont pas sur le réchauffement climatique, mais sur ce qui en est la cause.

Ces sceptiques constitueraient 40 % de la population américaine, une proportion bien au dessus du 15% de la moyenne internationale. Un nombre important de pétitions circulent sur Internet. Si une forme de cycle climatique n'est pas à exclure scientifiquement comme partiellement responsable du réchauffement, les "global warming skeptics" comme on les appelle aux Etats-Unis sont persuadés qu'il n'est nullement imputable à l'activité humaine.



« Alors», vous diront les anti-américains en France et ailleurs, « de toutes façons ils sont à l’affut de la moindre excuse pour ne rien changer à leur style de vie et continuer de conduire leurs SUVs ». Certes le fait que cette histoire les arrange bien et leur permet de se déculpabiliser est peut-être un facteur inconscient, mais ces gens sont sincèrement et très profondément sceptiques, et peut-être un peu lobotomisés par les media, eux-même influencés ces huit dernières années par les lobbies automobiles et pétroliers qui ont fait ce qu'ils ont voulu pendant l'administration W. Bush. Et puis Sarah Palin est devenue, comme j'en ai traité dans mon billet hier, l'ambassadrice des sceptiques du réchauffement climatique, n'hésitant pas à exploiter une fuite de courriers électroniques sur laquelle je n'insisterai pas car la disproportion entre l'importance de l'événement et sa médiatisation est déjà gargantuesque.

Le camp républicain?
Ce qui est incroyable, c'est que ces gens ne sont ni des scientifiques ni des écologistes, juste des personnes quelque peu excessives, qui, si elles sont en général plutôt républicaines, ne représentent pas non plus la majorité du parti républicain, ni celle du peuple. Elle a beau faire beaucoup de bruit dans les media, Sarah Palin n'est pas encore sur le point de convaincre la majorité du camp républicain de la soutenir comme présidente. Les « vrais » républicains modérés sont « fiscally conservative ». C'est tout. C'est à dire qu'ils prônent l'impôt minimum et ont la foi dans le libéralisme et le laisser-faire économique. Mais ces excessifs dont il est ici question, c'est une autre paire de manche.

On est en présence de quelque chose qui est symptomatique de la tournure débilitante que prend malheureusement la politique. On sait que pour communiquer efficacement en politique (et notamment communiquer en s'adressant à la masse) il faut simplifier tout, ce que font les gens électoralistes, mais le problème, c'est que cela se propage dans l'opinion publique. On assiste aux Etats-Unis, comme en France d'ailleurs, à de la cristallisation, des amalgames, des conclusions hâtives, et tout cela tourne au fanatisme. Dun coté comme de l'autre, si le camp adverse proposait quoi que ce soit de valable, on ne l'admettrait même pas, ne le verrait même pas. Et si des extrêmes dans leur camp critiquaient outrageusement l' « ennemi », on s'emparerait de l'argument comme d'un alibi sans creuser plus loin.

Le gros problème, c’est que les extrémistes du parti républicain sont ceux qui font le plus de bruit aujourd’hui et ceux qui représentent tout le camp dans la presse de sorte que l'on ne reconnaît plus le parti qui fut jadis celui de Ronald Reagan. Cela rabaisse le niveau au ras des pâquerettes, oblige parfois le camp démocrate à répondre et à s'abaisser à ce niveau, et la politique américaine et l'image des Etats-Unis à travers le monde en ont pris un sacré coup. Cela donne envie de retourner dans les années 60, époque où les discours étaient moins radicaux, plus positifs, et où les deux partis avaient encore le meilleur intérêt du peuple comme priorité, et étaient capables d'enterrer la hache de guerre pour des questions aussi importantes que la reforme santé, ce qui avait en outre permis le passage du Medicare. C'est tragique mais des fois je me dis que je donnerais beaucoup pour vivre à une autre époque, une époque où chaque parti savait encore écouter l'autre et où les politiques comme les citoyens savaient garder assez de mesure.

On est en présence de gens qui suivent la politique comme ils suivraient avec fanatisme un championnat de foot ou de rugby, comme si c'était du même ordre, comme si la politique était de l'ordre du jeu ou du divertissement et comme si il n'en allait pas vraiment de leur pays, de leurs familles, de leurs enfants, et de l'avenir de leur planète. C'est irresponsable et terrifiant.

Sunday, December 13, 2009

Spécial Copenhague: Sarah Palin appelle au « boycott de Copenhague »!

Tout d'abord, ce billet est une capitulation.

Je faillis misérablement à mes principes. Cela fait deux mois que je refuse catégoriquement de lire ou bien de visionner tout ce qui a trait à Sarah Palin. J'ai boycotté la campagne de promotion de son livre, et je change de chaine si elle apparaît aux infos. Pour moi elle n'a pas sa place dans les media, dans le débat politique et je n'arrive tout simplement pas à prendre au sérieux les rumeurs sur ses vues sur la Maison Blanche pour 2012. Quelqu'un qui croit que l'Afrique est un pays n'est tout simplement pas présidentiable à mes yeux. En plus elle a démissionné de sa fonction de gouverneur d'Alaska. Croyez-vous vraiment que ce pays, qui est un pays de battants, pourrait voter pour quelqu'un qui n'a même pas le courage d'aller au bout de son mandat? Ce n'est pas raisonnable!

Voilà, j'en reste là pour le commentaire idéaliste, témoin de l'extrême naïveté que je peux receler, comme tout être humain, de temps en temps. En effet, c'est terrifiant mais nous vivons dans une époque où rien n'est à exclure, pas même (oh rage! oh désespoir!) une campagne présidentielle de Sarah Palin en 2012. Après tout, on a bien assisté à une ré-élection de W. en 2004 et d'Arnold Schwartzeneger comme gouverneur de Californie en 2006.

Figurez-vous que pas plus tard qu'il y a quatre jours, Sarah Palin a fait un appel à « boycotter Copenhague » dans un édito dans le Washington Post, journal très respectable et excellente publication qui peut se vanter d'avoir été la première à publier l'information du Watergate Scandal dans les années 70. Je vous laisse lire l'« édito » de Miss Palin si vous en avez le courage (mais si vous passez déjà une journée exécrable, je vous le déconseille!).

Il y a un an, au cours d'un entretien avec Katie Couric, Miss Palin avait admis l'existence du réchauffement climatique (ce qui est déjà un progrès par rapport à W. Bush, mais il est difficile de nier cette réalité lorsque l'on vit en Alaska). Elle était par contre restée stratégiquement vague sure le lien de causalité potentiel avec l'activité humaine en suggérant que « cela n'avait pas d'importance ».



A la fin de la video, elle précise qu'il faut « faire quelque chose ». Pas mal pour cette ex-gouverneur d'Alaska qui pendant son mandat, avait engagé un procès contre le gouvernement fédéral américain contre le classement des ours polaires comme espèces en voie de disparition et qui s'était positionnée en faveur d'une expansion du forage en Alaska y compris dans le Nord Est où se trouve le plus grand parc naturel dont la faune est protegée aux Etats-Unis: l'ANWR (Arctic National Wildlife Refuge ), mais où l'on sait aussi qu'il y a du pétrole. :(

La décision éditoriale du Washington Post a provoqué bien évidemment un tollé formidable parmi les lecteurs considérant que le journal n'aurait pas du servir de tribune à Sarah Palin.Ils ont perdu beaucoup de crédit mais ont aussi sans aucun doute vendu beaucoup d'exemplaires. Depuis, cela a fait des vagues énormes et a tourné au marasme politico-médiatique. Elle a trouvé le moyen de renchérir en accusant publiquement Al Gore de se faire de l'argent sur le dos des questions environnementales. Il n'y a décidément pas de limite à la médiatisation des extra-terrestres.

Thursday, December 10, 2009

Prix Nobel: discours de Barack Obama à Oslo

Il y deux mois, le 9 Octobre pour être exacte, j’inaugurais mon blog avec un billet intitulé « Le Dalaï Lama, Mère Teresa, et Barack Obama: un prix Nobel prématuré mais beau ». J’y exprimais mes réactions face à la nouvelle surprise de ce prix Nobel de la paix et que je ne veux pas radoter donc je vous y renvois par ici.
 
Pour le reste, je vous laisse visionner le discours de Barack à Oslo (que j’ai adoré). Ce discours, comme beaucoup de ses discours, est un "appel à l'intelligence". Ce moment a été une réaffirmation écrasante de ses talents d’orateur hors pair, les talents d’un homme qui sait trouver le dosage, le ton, le mot juste, la sincérité, et d’un homme qui a le secret de l'équilibre entre fermeté et humanité. C’est aussi une réaffirmation de ce qui est, à mes yeux, la grande raison pour laquelle dans l’absolu il le méritait ce prix Nobel. Cette raison, les media de nos jours passent à coté parce qu’ils sur-analysent et compliquent tout, mais c’est une raison aussi simple qu’essentielle: cet homme, quand il parle, inspire la paix.

Il ne se passe pas un seul jour sans que je me dise que je n’aimerais pas être à sa place ! Je suis donc contente qu’il puisse passer une journée agréable qui lui fait un peu du bien au milieu des multiples crises contre lesquels il se bat tous les jours aux Etats-Unis.



Phrases cultes du discours d'Obama à Oslo:

« Sometimes we will find the use of force not only necessary but morally justified »
« Quelquefois, nous devons accepter le fait que l’utilisation de la force n’est pas seulement nécessaire, mais moralement  justifiée/cohérente »
 
J'aime particulièrement cette phrase qui est, à mes yeux, témoin de ce « realistic idealism » qui le caractérise (idéalisme réaliste),
Autre phrase culte:
« We loose ourselves when we compromise the very ideas that we fight to defend »
«  Nous nous perdons lorsque nous compromettons les idées qui sont celles que nous nous battons pour défendre »

Dans ce discours, il a d'abord humblement crédité avec beaucoup de classe la controverse par rapport au fait que d’autres candidats au prix Nobel le méritaient peut-être davantage, il a rappelé que cela fait quarante ans que les Etats-Unis se battent pour les droits des autres pays du monde entier, il a rappelé l’importance des valeurs pour lesquelles le monde occidental se bat depuis si longtemps, a donné une petite leçon d'histoire en parlant de la création de l'ONU, et a expliqué quelles sont la raison des changements qu’il a opérés depuis le début de son mandat : fermeture de Guantanamo, prohibition de la torture, et respect renouvelé des Etats-Unis pour la convention de Genève que le gouvernement Bush avait négligé.

La paix, ce n'est pas simple, et Anne Sinclair en avait vraiment tres bien traité sur son blog il y a deux mois: je vous laisse lire.

L'opposition

Reste que nous avons aux Etats-Unis, une opposition très forte, qui est tellement dans le fanatisme qu’elle ne peut même pas se réjouir que le président de son pays est en train de recevoir un prix Nobel de la Paix, mais s’en sert pour critiquer. Il en va de même pour tous les domaines. Ceux que je ne nommerai pas préfèrent voir leur pays s’enfouir encore plus profondément dans la crise et laisser mourir des dizaines de milliers de citoyens qui n’ont pas d’assurance santé sans réparer le système plutôt que de « concéder » une victoire politique à Barack Obama ! Le président des Etats-Unis l’a lui-même dénoncé récemment en octobre dernier à un événement démocrate à New York:

"But what I reject, what I don't have a lot of sympathy for is folks who are just sitting on the sidelines and rooting for failure, whether it's on health care, or energy, or the economy.”

“ce que je rejette, et ce pour quoi je n’eprouve pas la moindre compassion*, c’est ceux qui restent a ne rien faire, et qui souhaitent un echec, que ce soit sur la reforme de santé, l’energie ou bien l’economie”
 
*attention le mot ‘sympathy’ en anglais est un de ces vicieux faux-amis comme il y en a beaucoup et qui causent des pertes de nuances dans la traduction anglais américain/francais.

Spécial Copenhague: un objet écolo vieux comme le monde: le verre à dents

On est sevré tous les jours de nouvelles inventions écolos (nouveaux appareils, nouvelles voitures, nouveaux produits ménagers...), certaines sont parfois (malheureusement) de pures opérations de marketing exploitant le thème vert, mais ce qu'on oublie, c'est que certains gestes et objets écolos sont vieux comme le monde, et on n'y pense plus. Alors aujourd'hui, toujours fidèle à mon thème de la semaine (le sommet de Copenhague), j'ai décidé de mettre le verre à dents à l'honneur. Et oui!

Beaucoup d'entre nous se lavent les dents en laissant couler le robinet. C'est un élément un peu psychologique: le bruit de l'eau qui coule marque le début et la fin de l'opération de lavage de dents. Mais voilà, quand on laisse couler l'eau, on consomme trois fois plus d'eau au moins qu'avec un verre à dents préalablement rempli. L’alternative, c’est de ne pas laisser couler l’eau indéfiniment aussi bien sur, mais de la couper au milieu du lavage de dents.

“You have to be the change you want to see in the world” disait Ghandi. Difficile à mettre en pratique quand on prend sur soi quotidiennement pour trier ses ordures, débrancher les appareils électriques, éteindre les lumières, limiter les bouteilles en plastique, limiter la consommation d'eau et de packaging, acheter un gros pot de yaourt au lieu de 10 petits etc. etc. et que d'autres (nos collègues ou nos voisins par exemple) annulent tous nos efforts de leur insouciance. Il faudrait les confronter un peu, les secouer, les « éduquer », mais le faire subtilement sans s'énerver en restant diplomatique n'est pas une tache facile. Alors à défaut de s'engager dans un combat de communication, on peut au moins se rattacher à ces gestes simples du quotidien, et à cette valeur sure: celle du verre à dents.

Wednesday, December 9, 2009

Spécial sommet de Copenhague: produit d'entretien écolo

Chaque bouteille en plastique peut prendre jusqu’a 1000 ans pour se biodégrader (« Each plastic bottle can take up to 1000 years to degrade »). La solution est de recycler le plastique mais aussi d’utiliser le moins possible de bouteilles en plastique.

Récemment en visite au Green festival à San Francisco, j’ai découvert une solution pour les produits d’entretien : un produit qui s’appelle le TKO. A base de zeste d’orange très concentré, ce produit n’est pas du tout toxique et sert de nettoyant pour toute surface: du décapant qui a la même puissance que la javel, au détachant pour le linge (si on l’utilise en version concentrée) en passant par le produit pour le sol ou les comptoirs et même par le produit répulsif anti moustique.



Imaginez vos vingt bouteilles de produits d’entretien ! Au lieu de jeter les bouteilles à chaque fois et d’en racheter, il suffit d’une bouteille de TKO. Dilué à différents degrés, il peut avoir différentes puissances. Donc on achète des bouteilles de type « spray » dans lesquelles on fait divers mélanges, et on peut recharger à l’infini. Le plus beau c’est que ce n’est pas toxique et que cela ne tache pas. Cela a pour couronner le tout une agréable odeur d’orange. Où est le hic me demanderez-vous ? Je me suis demandée la même chose, et je n’ai toujours pas trouvé.

Monday, December 7, 2009

« Il n’y aura pas d’accord a Copenhague »…

Alors que le sommet de Copenhague commence, que fait l’opinion publique française ? Je vous le donne en mille…elle critique (tiens donc !) : « Copenhague ne va rien donner », « on nous raconte des bobards », « les objectifs de réduction sont insuffisants », « il n’y aura pas d’accord à Copenhague »…

« les objectifs de réduction sont insuffisants »

Oui, les objectifs de réduction sur lesquels on va s’engager seront forcément insuffisants. C’est un fait, et les experts le clament. Pour traduire, les « expersts, ce sont les écologistes qui ne comprennent pas forcément les enjeux économiques, sociaux ou financiers, mais ne comprennent que les chiffres ayant trait à la planète sans les placer dans un autre contexte.

« il n’y aura pas d’accord a Copenhague »…

Je pense qu’il y aura un accord a Copenhague, mais que comme tout accord entre de nombreux partis (192 pays dans ce cas précis), il sera édulcoré quelque peu, et en cela décevant. C’est l’essence même d’un accord en politique que ce dernier soit moderé pour que tous les partis soient d’accord. On voit bien combien démocrates et républicains américains ont du mal à s’entendre sur une question comme la réforme sociale alors vous imaginez bien ce qu’il en est du sommet de Copenhague. Cependant, s’entendre est déjà un énorme pas en avant, et s’engager sur le moindre objectif vu la situation de crise économique dans laquelle le monde est plongé est particulièrement remarquable. Cela sera plus facile sans doute d’ici six mois à un an quand les Etats-Unis seront remis sur pied.

Sachant que les accords seront forcement insuffisants pour l’instant, que faire ? Attendre le prochain sommet pour accomplir quoi que ce soit serait effectivement dramatique. Du reste, je ne comprends pas pourquoi il faudrait forcément que les 192 pays soient physiquement présents et représentés sous le même toit pour s’engager sur des objectifs et améliorer leurs émissions de gaz à effet de serre. On vit dans une époque ou l’on peut communiquer très efficacement et en temps réel d’un continent à l’autre, pourquoi ne pas mettre cela en pratique dans la politique ?

Petite anecdote en passant : bien que je sois dans l’absolu partisante de tout ce qui peut avoir un effet de sensibilisation sur les questions d’environnement, la campagne de pub montrant une petite fille confrontée à de multiples catastrophes naturelles façon "science fiction" qui a inauguré Copenhague est affligeante. On applique les techniques de « boites de pub » à gros budget pour sensibiliser les gens et je trouve cela vulgaire. Si on prenait les fonds investis dans cette « campagne » pour investir dans des énergies alternatives par exemple, cela serait autrement plus productif et efficace.

Sunday, December 6, 2009

Sommet de Copenhague: Qu'est-ce qu'une ville verte?

Nos styles de vie et, pour beaucoup, nos rythmes de travail, rendent la réalité du respect intégral et unilatéral de l’environnement difficile à mettre en pratique au quotidien, aussi le fait de vivre dans une ville verte aide grandement.

On peut bien sur se demander quels sont les critères pour qu'une ville ou bien un pays soient verts ou écolo: le LA Times dénonce les contradictions du Danemark, ou l'on prône le déplacement en vélo mais où le poids d'ordures quotidiennement générées par habitant est l'un des plus élevé d'Europe.



La mentalité néo-hippie ou hippie riche de San Francisco (ma ville) peut parfois devenir pesante, mais cela reste une ville qui prône les comportements et mentalités écolos.


Les sacs plastiques

Les supermarches ont souvent le choix entre sacs plastiques ou bien en papier, ce que je trouve équivoque parce que pour faire des sacs en papier, il faut tuer des arbres. En revanche, ce qui est plus cohérent et écolo, c'est que la plupart des magasins prônent l’achat de sac de shopping que l’on peut toujours avoir sur soi pour éviter les sacs plastiques. Le caissier vous demande « would you like a plastic bag ? ». Dans certains établissements, si vous n’en prenez pas, vous pouvez soit avoir un crédit pour l'économie, soit faire le don de ce montant a un organisme de charité. Je trouve cette démarche du commerce consistant a demander si l'on veut un sac plastique en nous donnant l'option de dire non absolument essentielle pour changer les mentalités.


Le recyclage et le tri des ordures

On sait que les Etats-Unis et la culture de la consommation souvent complètement irresponsable sont une catastrophe pour l’environnement mais ici le tri sélectif entre ordures et matières recyclables est en place dans les foyers. Par contre les matières recyclables doivent être à leur tour triées une fois recueillies. On trouve facilement des endroits ou recycler les sacs plastiques, les bouchons en liège, et les poubelles publiques ont un compartiments pour matières recyclables comme les journaux ou bien les bouteille en plastique. En outre, comme on peut amener les bouteilles en plastique dans des centres de recyclage, les SDFs font les poubelles ou sillonnent les trottoirs pour recueillir ce que les gens n'ont pas pris soin de recycler, et cela représente pour eux une activité lucrative.


Les « take-away »

Aux Etats-Unis, si on ne finit pas son plat au restaurant, on demande souvent un « doggie-bag », et en ville, et à cause de nos rythmes de travail, on commande souvent des plats à emporter. Heureusement, San Francisco interdit les conteneurs en polystyrène. On n’en trouve nulle part car le maire, Gavin Newsom l’a fait interdire dans tous les restaurants. Du coup, si vous commander à emporter pour manger tranquillement chez vous, on vous remet le tout dans des conteneurs compostés ou bien recyclés.

Un magasins vert qui promeut la diminution du "packaging"

Véritable institution à San Francisco, une coopérative du nom de Rainbow Groceries promeut le shopping sans packaging par l’achat en vrac de même que les noix, les pâtes, et certains légumes secs. On peut aussi venir re-remplir ses bouteilles de shampoings, d'après-shampoing ou de produits cosmétiques.


Réutiliser

« Les ordures des uns sont les trésors des autres » (« expression états-étasuniennes : « some people’s trash is other people’s treasure »)
Il existe à San Francisco une profonde culture de la réutilisation, et des « second hand » stores, magasins où l’on trouve tout d’occasion : assiettes, couverts, vêtements, chaussures, objets décoratifs, électro-ménager. On peut aussi y faire des dons que l’on peut déduire de nos impôts. Certaines structures en place telles que le Goodwill, sont du reste partout en Californie.

Le site communautaire Craigslit est né ici et sa communauté est très active. On y trouve et on y vend tout. Il existe une section « gratuite ». Souvenez-vous lorsque nous étions étudiants et que nous n'avions pas de meubles ni d’argent ! Certaines personnes, si elles se débarrassent de leur divan par exemple parce qu’elles re-décorent leur salon, mettent une annonce sur Craigslist.org pour qu’un éventuel intéressé vienne le chercher. Soit dit en passant, Craigslist est l’un des rares sites à audience importante qui a gardé son statut de « non-profit ». A but non lucratif, il n’a pas succombé aux morbides lois de la pub en ligne et du marché.
Les gens qui déménagent ici n'hésitent pas non plus à laisser des choses dans la rue avec un petit panneau improvisé « Free » pour préciser que c’est gratuit. J’ai moi-même récupéré des meubles de qualité dans la rue au début de ma vie ici. A l'époque j'étais sidérée de ce que l’on pouvait y trouver.

Thursday, December 3, 2009

Réforme sociale américaine: les femmes d’abord avec l’amendement Mikulski!

Le Sénateur Tom Harkin, démocrate de l’état de l’Iowa a merveilleusement résumé ces derniers jours au sénat des Etats-Unis: “mes collègues républicains ont eu recours à des « scare tactics » pour maitnenir un système défaillant en place”. Après trois jours de débats enflammé et une contre-campagne lancée par John McCain pour bloquer la proposition de réforme de santé démocrate, la faire caler et la faire revenir à la case départ (ou presque, en tous cas la faire revenir en commission des finances du sénat), nous avançons enfin. Humilié par les seniors de l’ AARP, l’American Association of Retired Persons, dont les membres ont fait savoir qu’ils n’étaient pas dupes et qu’ils rejetaient son initiative alors que c’était eux qui étaient ciblés par cette rhétorique aguichante et réminiscence des années Bush, McCain a essuyé un échec par 58 voix contre 42.

Autre victoire de taille au sénat américain aujourd’hui, l’amendement Mikulski. Proposé par Barbara Mikulski(démocrate du Maryland), cet amendement est passé à 61 contre 39 en faveur d’une expansion de la couverture sociale pour inclure des procédures pour les femmes comme les mammographies et les frottis (tests pour détecter les anormalités cancérigènes dans le col de l’utérus).

Des républicains (ou plutôt des républicaines) comme Olympia Snowe ont voté en faveur, et comme par hasard les deux démocrates ayant voté contre l’amendement Mikulski élargissant la couverture sociale pour inclure des procédures de femmes sont…des hommes ! A noter aussi qu’un homme républicain (David Vitter) a voté en faveur au sénat. Tragiquement cela fait de lui un progressiste (aujourd’hui en tous cas) !

Les mammographies diminuent de 40% les risques de cancer du sein chez les femmes, et le frotti (« pap smear » en anglais) diminuent les risques de décès par cancer de l’utérus de 20 à 60%. L’amendement Mikulski représente un progrès incontestable pour la médecine féminine, pour la détection et la lutte contre le cancer, mais surtout, à mes yeux, un progrès pour la médecine préventive qui est si en retard aux Etats-Unis.

Wednesday, December 2, 2009

Afghanistan: le général McChrystal et l'annonce de Barack Obama

Je fais bref pour réagir par rapport à l’Afghanistan et le discours de Barack Obama à West Point.

Il reste une hypothèse : peut-être y a-t-il une intention de la part du général McChrystal, commandant des forces armes en Afghanistan depuis Juin 2009 (voir photo), d’une bataille top secrète qui pourrait éradiquer les talibans mais on choisit de ne pas le dire car lorsque l'on communique tous les détails à tout le monde, on les communique aussi à l’ennemi vu la vitesse à laquelle circule l’information de nos jours.



Je ne me suis jamais engagée dans l'armée et je ne suis en rien une experte, mais il me paraît assez évident que si l'on envisage une attaque armée très offensive et redoutable, bénéficier d'un effet surprise est essentiel. Il ne faut pas oublier que l’on doit au général McChrystal certains succes en Iraq. Il a permis de capturer Abu Musab al-Zarqawi, leader d’Al-Qaeda en Iraq. Avant ce succès relatif en Iraq, on ne nous disait pas partout dans la presse que les forces armées travaillaient à la capture d’Abu Musab al-Zarqawi.

Je me demande souvent dans quel état d’esprit ces jeunes décident de s’engager dans l’armée. On connait les circonstances parfois scandaleuses dans lesquelles des « recruteurs » en uniformes vont les impressionner pour mieux les hameçonner sur les campus faire des promesses aux étudiants qui peuvent servir l’armée quelques années et se faire payer leurs études en retour. Michael Moore les avaient filmé pour Fahrenheit 9/11 d’ailleurs. On se garderait même parfois d’après ce que j’ai entendu de leur dire que peut-être…ils seront envoyés au front.

En tous cas, je suis en admiration devant le dévouement de ces hommes et de ces femmes qui s’engagent et vont partir sachant très bien qu’ils ne reviendront peut-être pas.