En 2004, lorsque Willie Brown s’apprêtait à céder sa place à Gavin Newsom comme maire de San Francisco, il avait déclaré publiquement que le problème des sans-abris à San Francisco était peut-être de ces problèmes qu’on ne peut pas résoudre.
« Habitant » a Golden Gate Park ou ailleurs, ils seraient 6,514 selon le dernier recensement qui date de 2009 (et encore, cela a diminué depuis 7 ans).
Beaucoup viennent souvent d’un peu partout aux Etats-Unis et sous-estiment en venant le fait qu’il n’est pas forcement toujours facile de commencer une nouvelle vie dans une grande ville (et que la vie y est beaucoup plus chère). San Francisco étant l’une des rares villes américaines ou beaucoup de gens ne conduisent pas et ou il y a beaucoup de piétons dans les rues, elle est devenue également une Mecque pour les sans-abris dont beaucoup finissent sur les trottoirs a faire la manche et à solliciter les passants.

L’un des referendums qui étaient sur le ballot en Novembre dernier avec les élections de mi-mandant était la Proposition L. Cette dernière auraient fait descendre beaucoup de gens dans la rue si elle avait été ne serait-ce qu’une ébauche de proposition en France : elle consiste à interdire d’être assis ou bien allongé sur un trottoir san franciscain entre 7 heures du matin et 11 heures, et prévoit des amendes administrées par les agents de police, voire de la prison en cas de récidive.
Activement défendue par le maire de San Francisco Gavin Newsom, la proposition L est passée par 54.3% contre 45.7%. Tous les petits commerces étaient en faveur aussi car selon eux, le degré de sollicitation des SDFs san franciscains prenaient des proportions importantes, créaient beaucoup d’hostilité et menaçaient même le tourisme.
La liste d’exception imprimée sur la documentation officielle de la Proposition L prévoit tout de même que l’on puisse être assis ou allongé sur les trottoirs à San Francisco si on est un enfant en poussette! Autres exceptions: les urgences médicales, les personnes en chaise roulante, les manifestations d’opinion, les commerçants qui sont dans la légalité (c’est a dire qu’ils ont une licence pour vendre quelque chose sur le trottoir), les bancs publics (qui ne sont pas si nombreux à San Francisco), ou les clients qui feraient la queue pour quelque chose.