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Saturday, October 22, 2011

La “deception Obama”

Dans la presse française, j'entend souvent des parallèles sur “Obama qui déçoit comme Sarkozy ». Il faut le faire pour dire ça quand même!

Un candidat qui apparaît comme providentiel pendant une campagne déçoit forcement mais le système américain ne peut être comparé au système français. On est dans un système fédéral et le président américain n'a pas de pouvoir pour ce qui est des affaires intérieures. Il n'y a personne a l'administration de Washington qui l'a ce pouvoir. Outre-Atlantique, on ne s'en rend pas compte car on voit l'influence du président américain en matière de politique internationale. Mais pour ce qui est de changer les choses a une échelle nationale, je peux vous dire que le président français a beaucoup plus de pouvoir en France qu'un président américain aux Etats-Unis. Ce dernier est a la merci d'un système législatif paralysant et cela d'autant plus en période d'élections, et de lobbies américains surpuissants. Cela ne changera pas.

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Dans ce contexte ou les parlementaires sont a la merci d'une législation qui ne fonctionne plus, on peut dire que les démocrates n'ont pas forcement assez montre leurs crocs. C'est le probleme d'etre un parti a l'idéologie plus sophistiquée. Appliquer cette sophistication au congres peut jouer des tours. Mais le mouvement des indignes aux USA avec leur « Occupy Wall Street » a su, a defaut de proposer quoi que ce soit de concret, démontrer que l'on peut etre a gauche et ne pas se laisser faire. En cela, il a été essentiel, et peut-être que c'est ce mouvement avec également Warren Buffet et ses déclarations récentes qui donnent aussi un coup de pouce a Obama. Ce dernier continue de se battre même si sa proposition pour combattre le chômage n'a pas été votée au congres.

Les discours récurrents sur la “déception Obama” ne sont pas en tous cas pas le genre de paroles qui peuvent faire avancer la politique. Pour avancer en politique, il faut comprendre et être un minimum réaliste.

Comme le dit French Biscuit, Obama reste ce que nous pouvions espérer de mieux et le fait qu'il soit au pouvoir même si il peut apparaitre décevant et trop amoureux de l'entente et du consensus pour être aussi ferme qu'il le devrait. Sa présidence rend les choses bien “moins pires”. C'est comme ça en politique: il faut se faire une raison et se résigner un peu si on veut être pragmatique.

1 commentaires:

Asteur Amérique said...

Oui, mais la "déception Obama" n'est pas qu'une vue de l'esprit de journalistes français qui ne comprendraient rien à rien et ne feraient pas preuve de pragmatisme...

Les discours d'écologistes américains comme Bill McKibben ou Robert Redford sont très clair : Obama les a beaucoup déçu.

Et ils ne sont pas les seuls. Les indignés américains sont aussi très critique vis-à-vis d'Obama.

Être pragmatique, raisonnable, consensuel ou réaliste, c'est souvent aussi une bonne façon de ne pas trop bousculer les pouvoirs en place, voire de mieux les servir.